LES CÉPAGES

Aujourd’hui, plus de 30 % des 72 domaines que compte l’appellation, élaborent des vins Bio.

        Avant 2012, la réglementation devait être suivie à la vigne (le vin était alors issu de raisins bios) mais depuis cette date elle concerne aussi la vinification : cela signifie que les critères du bio s’appliquent à l’élaboration, assemblage, conditionnement, conservation, … Ces critères européens sont jugés relativement souples pour certains puristes. Mais ils ont le mérite de proposer des vins sans intrants chimiques de synthèse et surtout des doses de soufre (SO2) moins importante qu’en agriculture traditionnelle. Ces doses sont encore inférieures pour une conduite en biodynamie (selon Demeter par exemple).

        De plus en plus de vignerons franchissent le pas de l’agriculture biologique. Certains même de la biodynamie : les critères sont plus stricts (soufre en quantité inférieure qu’en AB) et sont axés sur le respect des sols, de la plante, en harmonie avec les rythmes lunaires et planétaires et les saisons. D’autres vignerons utilisent les principes de la biodynamie ou de l’agriculture biologique mais n’ont pas jugé utile de demander la certification. (Nous vous en informons dans les commentaires du domaine )

        Le logo AB ou la feuille européenne, le nom ou le numéro de l’organisme certificateur doit figurer sur l’étiquette : Ecocert pour les vins bios ou Déméter pour la biodynamie par exemple.

        On trouve souvent les termes agriculture raisonnée, conventionnelle ou traditionnelle, ils ne sont pas garants de vins bios.

        Selon certains consommateurs et amateurs avertis nous retrouvons plus de franchise, de volume, de fraîcheur (plus d’acidité) et de fruit dans ces vins. En effet, certains décèlent plus d’arômes propres aux raisins car la vigne n’aura pas subi d’apport d’engrais chimiques. D’autres dégustateurs notent plus de régularité sur une même cuvée dans le temps.

        Soulignons que notre climat méditerranéen (venteux et très ensoleillé pendant la période de croissance) favorise les conditions pour ces modes de culture, avec moins de pression de maladies affectant la vigne. Mais la fin de printemps 2018 très pluvieux est malheureusement l’exception qui confirme cette règle. Une forte pression de mildiou (champignon) à engendré d’importante perte de vendange par la suite !

        Le nombre d’exploitations qui se dirigent aujourd’hui vers le bio augmente pour diverses raisons : respect pour l’environnement, respect pour l’utilisateurs des produits et les intervenants au sein des cultures, respect du consommateur.